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Recherche 2017-08-03T16:37:10+00:00

Au cours de mon itinéraire professionnel, la clinique, l’enseignement et la recherche ont toujours été étroitement associés. La recherche m’est vite apparue indispensable pour mieux comprendre les processus psychiques à l’œuvre dans la clinique et apporter une évolution positive à ma pratique. Seule, l’activité clinique n’est rien, si elle ne s’inscrit pas dans une dynamique de réflexion et d’évaluation qu’apporte la recherche et si elle ne vise pas à transmettre les connaissances acquises. Et la recherche témoigne que tout savoir est provisoire et perfectible. Elle nous incite à l’humilité et nous engage dans des perspectives multiples, passionnantes et sources infinies de créativité.

Deux axes principaux de recherche ont progressivement orienté l’ensemble de mon travail : le traumatisme psychique et la dimension de transmission traumatique (au niveau institutionnel, comme au niveau familial). Ces deux axes se sont régulièrement rejoints avec des travaux sur le traumatisme psychique en situation collective et le développement d’études portant plus spécifiquement sur la clinique de l’enfant traumatisé, de la période périnatale à l’adolescence.

  • La maltraitance du nourrisson et les morts inexpliquées des bébés (2002-2005).
    Participation en tant que chercheur vacataire à cette recherche nationale, randomisée, rétrospective, contrôlée, multicentrique menée par le Dr Anne Tursz, pédiatre épidémiologiste à l’Inserm/Cermes. L’objectif était d’évaluer le nombre de morts suspectes de nourrissons de moins de un an et de mieux comprendre les processus maltraitants pouvant conduire au décès de bébés.

    Dans les suites de cette études plusieurs publications seront effectuées dont le rapport remis au ministère de la Justice.
    Tursz A, Crost M, Gerbouin-Rerolle P, Romano H, Beauté J. (2005). Quelles données recueillir pour améliorer les pratiques professionnelles face aux morts suspectes de nourrissons de moins de 1 an ? Rapport à la Mission de recherche droit et justice, ministère de la Justice.

  • Les représentations et la réalité de la parentalité chez les jeunes femmes ayant subi l’inceste, en fonction des modes de prise en charge (2010-2013).
    Co-direction avec le Professeur Régine Scelles de cette étude nationale, randomisée, rétrospective, contrôlée, multicentrique sur les conséquences des modalités de placement sur les représentations et la réalité de la parentalité chez des jeunes femmes ayant été victimes d’inceste dans leur enfance. Le promoteur était le laboratoire de Rouen Psy-NCA EA 4 700 et le financeur l’association des Docteurs Bru. Cette étude a mené à la soutenance d’une thèse de psychologie clinique par Soraya Minot.

  • Incidence du PTSD chez des patients ayant eu un syndrome de Lyell-Stevens-Johnson (2010-2013)
    Investigateur dans cette recherche dirigée par les Professeurs J.C. Roujeau et F. Bellivier. Le Promoteur étant l’Unité de Recherche Clinique de l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris. Les syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, ou nécrolyse épidermique, sont des maladies dermatologiques aiguës et très graves le plus souvent provoquées par une « allergie médicamenteuse », et caractérisées par la destruction brutale de la couche superficielle de la peau (épiderme) et des muqueuses (épithélium). Il s’agit donc d’une maladie exceptionnelle (environ 120 cas par an en France), très grave, avec un pronostic vital mis en jeu à la phase aiguë (mortalité est de 20 à 25 % pendant l’hospitalisation). Les séquelles invalidantes sont fréquentes (séquelles oculaires, pulmonaires, gynécologiques chez les femmes, dermatologiques). L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intensité des manifestations psychologiques évocatrices d’un syndrome de stress post-traumatique.