La France a connu dans les années 1980 une évolution dans ses pratiques conduisant à la multiplication des circulaires et textes règlementant la prise en charge des enfants en danger. Mais depuis la fin des années 1990 force est de constater qu’une nouvelle période de dénégation des violences faites aux enfants est à l’œuvre.
Le doute, la suspicion, les interprétations, les prises en charge hasardeuses, envahissent l’espace de protection de l’enfance avec une telle violence qu’on ne sait plus qui est réellement à protéger, qui est réellement à sanctionner : l’enfant, le parent, l’institution.
La maltraitance peut être physique, sexuelle, psychologique. Elle peut laisser des traces visibles mais bien souvent ne laisser que des blessures psychiques invisibles. Pour l'enfant maltraité, parler dénoncer les violences subies, surtout lorsqu'elles sont commises par des proches, est difficle, voire impossible. Les conséquences de ces maltraitances subies et de ce qui pourra en être dit peuvent durablement hypothéquer son devenir.
Toute l'attention des professionnels est donc nécessaire pour repérer ces signes de maltraitance, soutenir et accompagner l'enfant au-delà de toutes ces violences.